Le Hara: Notre force vient du ventre.
Écrit par Administrator   
06-06-2007

Les Japonais l'assurent : notre ventre ou «hara» est le réservoir de notre énergie. Centrés sur lui, nous faisons preuve d'assurance et de sérénité. Coupés de lui, le moindre choc peut nous faire vaciller... Ce hara ou "rayonnement de notre force vitale" est une zone située juste trois doigts en dessous du nombril, une sorte de puits sans fond qui irradie de l'abdomen au bas-ventre, dont nous pourrions tirer force et sécurité. Bonne nouvelle : ceux qui arborent un petit ventre bombé posséderaient la géométrie idéale pour le cultiver !

Ce sont les Japonais qui ont le plus développé la conscience du hara. Encore appelé "océan de l'énergie", il est considéré comme le centre de la vie instinctive et intuitive, dont dépendent toutes nos fonctions physiologiques mais aussi psychologiques.

Comment reconnaître une personne centrée sur son hara ? « Elle est solidement ancrée sur terre » A l'inverse, un individu décentré manifeste un déséquilibre : poitrine en avant, ventre rentré, épaules contractées. Chez lui, la tête domine. La fonction intellectuelle prime sur l'instinct. Déconnecté de son bassin, un simple choc peut alors l'ébranler. Qu'il soit physique ou émotionnel. On peut en faire soi-même l'expérience dans le métro. Si une simple bousculade nous fait vaciller, il y a de grandes chances pour que nous ne soyons plus en harmonie avec notre hara.

Certains enfants sont un très bon exemple du fait que «demeurer dans son propre ventre» est une chose extrêmement naturelle. On voit des enfants âgés de 2 ou 3 ans, assis par terre, dans une attitude royale. Ils se tiennent droits sans effort. Ils n'ont pas besoin d'un appui pour leur dos, à l'inverse de la majorité des adultes. Leurs jambes reposent sans tension sur le sol. On dirait qu'une force mystérieuse, comparable à la sève des plantes, parcourt leur buste, afin qu'ils conservent cette position sans fatigue. Cette force provient du hara.



Comment le fortifier ?
Si nous ressentons souvent de la fatigue après une journée de travail, c'est peut-être aussi parce que nous ne sommes pas dans notre hara. En nous appuyant sur les seules forces de l'ego, du mental, nous nous sommes coupés des forces profondes de l'être.

La "méditation", et le massage respiratoire peuvent nous aider à retrouver notre centre.

La posture «zazen» la respiration est calme et se déroule dans l'abdomen. Un chalenge pour la plupart d'entre nous qui respirons seulement par le haut du corps. En amenant la respiration sous le diaphragme, nous en venons à nourrir tout naturellement notre centre énergétique. Une sensation de vitalité accompagnée d'un grand calme. « En se concentrant pleinement sur le moment présent, l'énergie du hara s'accroît » Au début, la posture est difficile à tenir. Mais plus on se montre assidu, plus l'équilibre, tant physique que psychologique, se manifeste.



Dernière mise à jour : ( 17-11-2007 )