Selon Maître Ueshiba, le « ki » est :
Dans ce court extrait, le Grand maître de l’aïkido établit un lien avec la pensée d’autres maîtres spirituels. Il ramène ainsi l’idée que plusieurs éléments semblent communs à toutes les voies. Que l’on parle de « ki », d’énergie divine ou de la force du champ, ces termes décrivent une puissance invisible à laquelle il faut s’accorder pour vivre en harmonie et rétablir l’équilibre lorsqu’un conflit existe.
Ciruculation du ki dans le corps:
Le Qi qui circule dans le corps est, selon les Classiques chinois, formés notamment du « Qi originel », donné à la naissance par ses parents, puis de l’énergie nourricière ou « ying Qi » qui provient des aliments et de la respiration. Deux autres types de Qi interviennent : le « Shen Qi » ou énergie psychique, puisque le corps n’est pas séparé de l’esprit, et le « Wei Qi » ou énergie de défense qui régit notamment les fonctions immunitaires.
Les caractéristiques de l’énergie de chacun diffèrent beaucoup d’un individu à l’autre. Chaque personne répond donc à un « profil énergétique » ou tempérament spécifique, décrit par la Médecine traditionnelle chinoise.
La définition de l’articulation dans la conception sino-japonaise est spécifique. Au-delà des articulations traditionnelles (poignet, cheville, coude, genou, épaule, hanche, etc.), sont aussi inclus le bas ventre, le nombril, le plexus solaire, la poitrine et la partie inférieure de la gorge. Ces parties mobiles du corps, que l’on peut dénommer articulations « techniques », sont des sièges d’énergie dans lesquelles se développe une force considérable. Ainsi, il est non seulement nécessaire d’augmenter le nombre d’articulations techniques, mais aussi d’augmenter la fonctionnalité de chacune d’entre elles. Il faut développer toutes les articulations de façon à ce que chacune devienne siège d’énergie. Cela comporte un plus grand dynamisme corporel.
En faisant de façon intense les exercices étudiés pour accroître la santé on accède automatiquement à l’efficacité, au sens technique du terme, utilisant le ki lors des combats, mais aussi au sens physique, augmentant son bien-être. Chaque élève peut ainsi moduler l’intensité de sa pratique selon ses propres objectifs.





